The Trilogy Of The Moderns at Shanghai

8 Posted by - 27 July 2014 - Events / Exhibitions

Fyer Shanghai

 

 

L’essayiste Caroline Gaudriault et le photographe Gérard Rancinan ont été choisis pour représenter la France dans le cadre du 50ème anniversaire des relations diplomatiques Franco-Chinoise.

Dans le cadre de cet évènement unique, La Trilogie des Modernes sera présentée au musée d’art contemporain HIMALAYAS ART MUSEUM de Shanghai.

Montrée dans son ensemble, sur plus de 5 000m2, La Trilogie des Modernes, revêtira une scénographie exceptionnelle, jouant avec la démesure de ce lieu d’exposition unique.

Les trois volets de cette série – MétamorphosesHypothèses et Wonderful World – réunissent 50 œuvres photographiques dont quelques-unes au format 235 x 400 cm commeLe Festin des Barbaresou La Décadence. La pièce emblématique du Radeau des Illusions tirée au format exceptionnel de 10 x 15 mètres, ouvrira l’exposition occupant l’espace de la première salle sur une surface de 800m2.

Le parcours est ponctué par les textes de Caroline Gaudriault, présentés sur des kakémonos, proposant ainsi un cheminement de pensées. Ces textes sont extraits des trois livres de la Trilogie des Modernes.

C’est la première fois que le duo Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault représente officiellement la France à l’étranger. Cette exposition sera inaugurée par les plus hautes autorités françaises et chinoises.

Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault ont élaboré ensemble pendant près de sept années leur Trilogie des Modernes, en proposant un témoignage artistique hybride sur les bouleversements du monde contemporain. Montrée au Palais de Tokyo à Paris en 2009, puis à la Triennale de Milan et au Danubiana Meulensteen Art Museum en Slovaquie, cette exposition à la scénographie originale et globale parcourt les grands musées du monde.

 

Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault
dialoguent par la photographie et la réflexion écrite et dressent le constat d’un monde en pleine recherche de lui-même.
Selon une pensée construite et développée en trois chapitres, ils créent un lien avec l’histoire de l’art classique. Le premier volet Métamorphoses s’inspire des grands
thèmes universels appartenant à la mythologie humaine. Les auteurs replacent ainsi l’homme d’aujourd’hui dans les quêtes de toujours (leur référence au Radeau de la Méduse évoque l’éternelle recherche de la Terre Promise auxquelles s’ajoutent les problématiques actuelles de déplacement des populations…).

Dans le second volet Hypothèses, ils évoquent une rupture avec notre héritage culturel, voulue par ce qu’ils nomment les Modernes. C’est un postulat sur les menaces qui pèsent sur les civilisations, les langages qui disparaissent. Dans leur troisième Opus Wonderful World, caractérisé par l’impertinence et l’humour, ils dénoncent avec une grande liberté un monde d’infantilisation, de schizophrénie et de bonheur universel et imposé.

Les mises en scène témoignent d’un vrai moment photographique. C’est une démarche d’authenticité entre les personnages qui posent et ce qu’ils représentent dans leur quotidien. La Trilogie des Modernes a été construite à partir d’un travail de documentation et d’observation pour élaborer une radiographie d’une société. C’est une œuvre globale où les questions posées par les textes et les réflexions menées en résonance avec la photographie apportent une compréhension générale qui fait de cet art un acte politique.

Ici, les deux auteurs engagent le spectateur à un voyage, miroir de notre époque.

Le parcours de l’exposition sur les 5 000 m2 conduit vers quatre espaces dédiés à Métamorphoses, Hypothèses et Wonderful World. C’est autour d’une cinquantaine d’œuvres photographiques que ce fait le voyage avec quelques formats monumentaux de 235 x 400 cm. Des moments de lecture avec des kakémonos de textes et lutrins supportant des livres ponctuent le parcours. Un couloir de séparation sur 10 m de long présente une dizaine de télévisions qui diffusent en boucle le documentaire réalisé par Vincent Tavernier sur les sept années de fabrication de la Trilogie des Modernes. La musique originale est signée du compositeur Laurent Marimbert.

 

« Je suis très fier de représenter la France. Je ne sais pas si c’est une consécration mais en tout cas, c’est une étape importante dans mon parcours. C’est aussi la possibilité de montrer mon travail dans des formats exceptionnels. J’ai eu envie de jouer avec la démesure chinoise et l’espace immense du musée qui m’invite ». Gérard Rancinan

« Mes livres ont été traduits en anglais et je suis impatiente de les voir aujourd’hui en chinois, même si cela n’est pas facile. Le regard que je porte sur l’homme est indéniablement inspiré par la topographie occidentale du monde dans lequel je vis. Ce qui m’intéresse dans cet échange franco- chinois c’est de voir à quel point nos idées peuvent se transmettre et se confronter. » Caroline Gaudriault